Voyage en livres inconnus

17 février 2017

Miss Fisher, Kerry Greenwood

Si, habituellement, je préfère lire les livres avant de voir les adaptations sur écran, télévision ou cinéma, c'est par la série que j'ai découvert les aventures de Miss Fisher (série australienne, avec Essie Davies dans le rôle de Miss Fisher), grâce à mon grand-père. Et j'ai a-do-ré!

Miss Fisher Murder Mysteries

Après avoir vu deux fois les trois saisons, je me suis lancée dans la lecture des aventures de Miss Fisher.

Miss Phryne Fisher est une lady-detective aux yeux verts, peau diaphane, qui résoud des meurtres dans le Melbourne des années 1920-30. C'est une femme indépendante, qui a un pistolet, parle plusieurs langues, sait piloter un avion et conduit une belle Hispano-Suiza en étant toujours très bien habillée et qui collectionne les amants. Elle est accompagnée dans ses aventures par sa dame de compagnie, Dorothy Williams, l'insepecteur Jack Robinson et son constable Hugh Collins, les deux chauffeurs de taxi Bert et Cec, sans oublier le majordome Mr Butler. On suis ses aventures entre clubs de jazz et les bas-fonds de Melbourne sur fond de traffic de cocaïne, entre les docks, les réunions d'anarchistes ou les théâtres. De belles aventures qui vous rendent addict et ne vous laissent pas lâcher votre livre avant d'avoir vu la résolution de l'affaire en cours!

Miss Fisher 1

MoyenneMiss Fisher 2  Miss Fisher 3  Miss Fisher 4  Miss Fisher 5

Il y a plus de livres que les quelques que je vous ai mis en illustration, mais ce sont ceux que j'ai pour le moment déjà lus. Tous les livres n'ont pas été adaptés dans la série, et je dois avouer que les créateurs de la série ont pris de nombreuses libertés avec les livres de Kerry Greenwood, ce qui est un peu décevant. Ceci dit, la série est un régal pour les yeux avec de magnifiques costumes. Et j'apprécie vraiment voyager dans cette Australie de l'Entre-deux-Guerres, que ce soit par les livres ou la série.

Je vous les recommandent chaudement si vous vous voulez vous évader en suivant les aventures de Miss Fisher, entre roman historique et policier, aventure et amour.

Bonne lecture! (et je vous laisse sur la bande-annonce de la première saison de Miss Fisher Murder Mysteries)

Miss Fisher's Murder Mysteries Series One Trailer

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12 février 2017

Hygge and Danish way of living

Tout a commencé en voyant cette photo sur cette couverture: une jolie maison jaune sur fond de ciel bleu, puis un titre attirant: A Year living danishly: Uncovering the Secrets of the World's Happiest Country. Programme des plus intéressants...

A Year living danishly

J'ai donc voulu, tout comme l'auteur, Helen Russell, découvrir ce qui fait du Danemark le pays le plus heureux du monde. Est-ce un titre purement commercial? Est-ce vrai? Comment font-ils? Parce que, soyons honnêtes, on ne peut pas dire qu'en France nous soyons les plus heureux du monde: on peut penser à tous les scandales qui secouent notre classe politique ou nos rues, les manifestations, les chiffres du chômage, notamment chez les jeunes, les problèmes de logement, les impôts, le coût de la vie, et on peut continuer cette liste encore longtemps. Alors donc, comment peut-on faire pour être le pays le plus heureux du monde?

J'ai donc suivi les aventures d'Helen Russell et son mari, qu'elle nomme Lego Man, alors que ce dernier se voit offrir un contrat d'un an au Danemark, dans le Jutland, pour la fameuse brique danoise: Lego. Comment faire pour aller vivre dans un pays dont on ne parle pas la langue, dans une région un peu perdue alors qu'on a un job super intéressant, ses amis, sa famille à Londres? Helen Russell va donc prendre cette année pour essayer de percer le mystère du bonheur des Danois. Elle va tenter de vivre "danishly" pour une année, en s'appuyant sur des statistiques scientifiques mais aussi en demandant l'avis de spécialistes ou simplement des Danois qu'elle va croiser.

On découvre alors que les Danois font partis de ceux qui payent le plus d'impôts mais que cela ne les dérangent pas parce que cela leur permet à tous d'avoir accès aux soins médicaux, à l'éducation, d'avoir de longs congés paternité et maternité, d'avoir un meilleur système en cas de chômage, des possibilités de réorientation si on veut changer de métier, etc. Outre ces facteurs pratiques qui leur enlèvent une part de stress, on découvre aussi que les Danois passent beaucoup de temps en famille grâce à des journées de travail plus courtes que ce qu'on peut connaître (les gens finissent leur journée de travail entre 16h pour aller chercher les enfants à l'école ou 17h) permettant de passer de bons moments... L'accent est aussi mis sur la tradition qui permet à tous de se sentir en sécurité.

Enfin, on peut dire que ce qui fait le bonheur des Danois, c'est le concept de "hygge". On ne peut pas le définir, car il faut le ressentir. Cependant, j'ai voulu percer un peu plus le mystère de concept de bonheur grâce à ce livre: The Little Book of Hygge: The Danish Way To Live Well, écrit par Meik Wiking, du Happiness Research Institute de Copenhague.

Hygge

Hygge, késako donc?

Pour pouvoir vous définir le "hygge", je pense que le plus simple est de vous dire tout ce qui peut hygge, car les Danois utilise ce concept à toutes les sauces.

Hygge, ça peut être:

- être lové dans un couverture, près du feu à lire un livre

- préparer un dîner avec des amis

- allumer des bougies

- passer un bon moment en famille, entre amis

- boire un chocolat chaud, auprès du feu, alors qu'il fait froid et qu'il pleut dehors

-...

Si l'hiver est plus propice au hygge que les autres saisons, on peut quand même trouver des moments hygge tout au long de l'année. On peut avoir des moments hygge seul ou avec des amis, de la famille. On peut dire que d'une certaine manière c'est de profiter des petits bonheurs simples de la vie.

Pour en revenir au livre d'Helen Russell, oui, on peut dire qu'elle nous décrit de manière un peu idyllique la vie au Danemark, mais pas que. Elle pointe aussi quelques points négatifs comme la dureté de l'hiver, avec un temps froid, pluvieux, déprimant, avec à peu près une heure de soleil par jour (d'où l'importance du hygge) ou encore le fait que les enfants peuvent être un peu trop gâté et qu'on leur laisse trop de liberté dans les Kindergarten ou à l'école...

Ces deux livres m'ont permis de découvrir une autre façon de vivre que je trouve plutôt intéressante et qui me donne envie d'aller la découvrir en allant au Danemark :) ou juste de profiter un peu plus de ce que la vie nous donne, car nous ne sommes pas à plaindre. L'intérêt du livre d'Helen Russell est qu'il ne s'appuie pas seulement sur son ressenti mais pas que: elle a mené une véritable enquête, s'appuyant sur des statistiques et en allant interroger des personnes sur tous les points qui font du Danemark le pays le plus heureux du monde: par exemple quand elle parle de la nourriture, elle est allée interroger un chef danois qui est à l'origine de la nouvelle gastronomie danoise.

Bref, un beau voyage au Danemark à travers les livres, avec l'envie d'aller tester tout cela dans la réalité.

Bonne lecture!

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19 novembre 2016

Les Petites Reines, Clémentine Beauvais

J'en avais entendu parlé des Petites Reines de Clémentine Beauvais dans une sélection, probablement dans un article de presse destiné aux professionnels du livre... Et il était resté dans un coin de ma tête car je trouvais l'histoire intéressante. C'est en allant à la bibliothèque que je suis tombée dessus par hasard.

Couv-Les-petites-reines

Les Petites Reines de Clémentine Beauvais est paru en 2015 chez Sarbacane.

L'histoire:

Cela fait trois ans qu'est organisé sur Facebook le concours des Boudins du collège-lycée de Bourg-en-Bresse. Comme son nom l'indique, ce concours vise à élire les trois filles les plus moches de l'établissement, les trois "boudins". Cela fait trois ans que Mireille Laplanche est reconnue comme boudin, deux fois boudin d'or et boudin de bronze cette année. Si elle s'en moque et en rigole, Hakima, boudin d'argent et Astrid, boudin d'or, de l'année, le prennent avec moins de philosophie que Mireille.

Mais, sans se laisser décourager, elles vont monter un projet un peu fou: rallier Paris, à vélo, en vendant... du boudin! Accompagnées du frère d'Hakima, Kader, militaire blessé et amputé des deux jambres, elles vont tout faire pour "gate-crasher" la garden-party du 14 juillet à l'Elysée. Et, contre toute attente, la presse et les réseaux sociaux vont s'emparer de leur histoire et les rendre célèbre...
Ces trois jeunes filles vont alors se retrouver, malgré elles, au centre de l'attention et moteur de réflexion sur cette place du physique dans notre société, l'influence des réseaux sociaux, etc.

Mon avis:

J'ai bien apprécié cette histoire. Ces trois jeunes filles qui, à cause de leur physique, se sont vues attribuer le surnom de "boudin" vont en jouer et en rigoler: elles vont elles-mêmes se nommer les boudins pour raconter leur périple, et le choix de vendre du boudin est lui aussi un beau pied de nez à tous ceux qui se sont moquées d'elles. Je trouve plutôt sympatique cette façon de réagir: alors que ce concours est humiliant et n'est que le reflet d'une société basée plus sur le paraître que l'être, ces jeunes filles ne se démontent pas et avancent. En outre, ce qui est intéressant, c'est que voyage n'est pas une manière de se venger, ce qui va profondément énerver le lycéen à l'origine de cette idée de concours...

Outre la question de la prépondérance du physique dans la société, le livre explore aussi d'autres thèmes, comme les questions de famille, etc. Ce voyage Bourg-en-Bresse - Paris va être un sorte de parcours iniatique pour ces jeunes filles et va leur permettre de grandir et de mûrir.

Un beau message que j'ai bien aimé, même si je trouve que l'histoire peut paraître un peu utopique, mais le message est là, et je pense que c'est le plus important. Par contre, j'ai eu parfois eu un peu de mal avec le vocabulaire utilisé mais, cela s'explique sûrement par le fait qu'on suit les pensées de Mireille, une adolescente de 15 ans, qui s'exprime donc comme une ado. Et c'est justement ce qui rend l'ouvrage d'autant plus intéressant qu'on suit le cheminement de la pensée de Mireille, entre les mensonges qu'on se raconte à soi-même, la façon dont elle voit et vit les choses.

Je vous le conseille donc pour son côté divertissant mais aussi et surtout pour le message qu'il véhicule, et la remise en question qu'il peut induire chez le lecteur.

Bonne lecture!

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09 novembre 2016

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Millénium t.1, Stieg Larsson

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un ouvrage qui a eu un succès assez retentissant lors de sa sortie, il y a 10 ans maintenant: Millénium. Je me souviens qu'au moment de sa sortie, tout le monde lisait cette série, avec ses couvertures en noir et rouge et les dessins assez étranges qui ornaient les couvertures.

Je n'étais pas, de prime abord, attirée par ces ouvrages. Les illustrations de couverture notamment ne me donnait pas envie (et en fait, la couverture joue un rôle non négligeable dans mon choix du livre à lire: c'est elle qui va me décider dans un premier temps si je lis ou non le résumé :D). Cette année cependant, après avoir découvert les romans de Camilla Läckeberg, que j'ai beaucoup appréciés, j'ai décidé de sauter le pas et de me lancer dans le premier tome de Millénium: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes. Pour mémoire, les deux autres tomes sont La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une alumette et La Reine dans le palais de courant d'air.

Millénium

L'histoire:

Tout commence par un vieil homme qui reçoit tous les ans, pour son anniversaire, un cadre dans lequel se trouve une fleur séchée. Ce cadeau, il le reçoit depuis 44 ans, et sur le mur sur lequel il accroche les cadres, seul l'emplacement n°9 est vide.

Puis, nous nous retrouvons à suivre deux personnes différentes, qui semblent destinées à ne jamais se croiser, et pourtant: Mikael Blomkvist, journaliste et co-fondateur de Millénium, une revue d'investigations économiques et sociales qui vient de perdre un procès pour diffamation contre un magnat de l'industrie suédoise, et Lisbeth Salander, jeune femme étrange, certes, mais très douée pour débusquer toutes sortes d'informations. Mikael Blomkvist est contacté par un vieil industriel, Henrik Vanger, pour qu'il fasse des recherches sur la disparition de nièce, Harriet Vanger. Cette disparition date d'il y a 40 ans et est restée un mystère depuis. Harriet est-elle morte? Assassinée? Par qui? Pourquoi?

Mikael Blomkvist va donc chercher, bien qu'ayant peu d'espoir de trouver une quelconque nouveauté qui permettrait de faire avancer une enquête au point mort depuis tellement de temps. Aidé par Lisbeth Salander, il va se plonger, non sans réticences, dans les méandres de la famille Vanger, il va remuer le passé et pas forcément pour le bonheur de tout le monde, faisant sortir les cadavres des placards entre sexe, tueurs psychopathes, convictions politiques extrêmes, argents...

Alors, qu'est-il arrivé à Harriet Vanger?

Mon avis:

Et bien, finalement, agréablement surprise. J'ai bien aimé ce roman qui nous tient en haleine tout au long de l'histoire. J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, mais une fois lancée, je ne pouvais m'arrêter. L'histoire est un peu noire, entre sexe et meurtres mais, Stieg Larsson nous mène avec brio dans cette famille, où les gens sont loin d'être des anges...

Même si ma préférence va quand même, chez les auteurs suédois, vers Camilla Läckberg, j'ai quand même apprécié ce premier tome de Millénium et j'ai hâte de pouvoir me plonger dans le second.

Je sais aussi que deux versions cinématograhiques existent de ce livre: une version suédoise sortie en 2009, adaptation de la trilogie complète, et une version américaine, avec Daniel Craig, sortie en 2011.

Bonne lecture!

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28 octobre 2016

La Bibliothèque des coeurs cabossés, Katarina Bivald

Pour ce nouveau petit compte-rendu de lecture, je vous propose de rester chez nos amis suédois, mais en sortant du domaine du policier. En effet, je vais vous parler du premier roman de Katarina Bivald: La Bibliothèque des coeurs cabossés, paru en 2015 pour la traduction française, aux Editions Denoël. Après les deux précédents livres dont je vous parlais, voici un roman plus léger, et plus joyeux...

Bibliothèque des coeurs cabossés

L'histoire:

Tout part d'un échange de lettres entre deux passionnées de lecture: Amy Harris, une vieille américaine habitant Broken Wheel, petite ville perdue de l'Iowa, et Sara Lindqvist, une jeune libraire suédoise. Suite à la fermeture de la librairie dans laquelle elle est travaille, Sara est invitée par Amy à venir passer des vacances à Broken Wheel. Sara accepte, mais une fois arrivée là-bas, stupéfaction: Amy est décédée. Sara va donc rester à Broken Wheel et tenter de s'intégrer dans ce petit village, tâche qui ne semble pas évidente de prime abord. Mais grâce aux livres et un peu de temps, tout peut arriver...

Mon avis:

J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, mais une fois lancée, je me suis laissée emporter avec beaucoup de bonheur dans cette belle histoire. Même si on est un peu dans le cliché de l'Amérique profonde, où les champs s'étalent à perte de vue et où les villages se vident de leur jeunesse qui part à la conquête des villes, j'ai beaucoup apprécié voyager à Broken Wheel avec Sara, à la découverte de ses habitants, et où finalement, tout semble possible... Le roman peut paraître un peu "fleur bleue" mais, ça m'a convenue et j'ai aimé le lire, notamment pour alterner avec des romans policiers qui ne montrent pas que le plus beau de l'être humain.

Bonne lecture!

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16 octobre 2016

La Princesse des glaces, Camilla Läckberg

Après Arnaldur Indridason et l'Islande, je vous emmène en Suède à la découverte de Camilla Läckberg. Cet auteur  fait d'Erica Falck son héroïne et de son village de naissance, Fjällbacka, le terrain de ses enquêtes. Je vais ici vous parler du premier roman qu'a écrit Camilla Läckberg, et qui marque aussi les débuts de la carrière d'enquêtrice d'Erica Falck: La Princesse des Glaces. Ce livre a reçu le grand prix de la Littérature policière 2008 et le prix Polar international 2008. Il est arrivé en France en 2008 chez Actes Sud.

La_Princesse_des_glaces

L'histoire:

Tout commence dans un petit village côtier de l'Ouest de la Suède, Fjällbalcka, Eilert Berg découvre le cadavre d'Alexandra, les poignets tailladés, dans une baignoire. Erica Falck, écrivain revenue dans son village natale pour vider la maison de ses parents suite à leur décès, était l'amie d'Alexandra, et elle ne croit pas à la thèse du suicide. Avec Patrik Hedström, un inspecteur de police, elle va tenter de découvrir les mystères qui entourent la mort d'Alexandra.

Qu'est-il arrivé à Alexandra? Pourquoi avait-elle quitté si vite Fjällbacka vingt ans plus tôt? Est-ce que ça a un rapport avec sa mort? Erica Falck va donc tenter de découvrir la vérité en mettant en lumière des secrets que cette petite ville aurait probablement préférer laisser dans l'ombre...

Mon avis:

Et bien, j'ai adoré! J'ai vraiment été prise par l'histoire, avec l'envie de découvrir la vérité mais aussi en savoir plus sur Erica (va-t-elle finir par tomber dans les bras de Patrcik? Que va-t-elle faire pour sa soeur qui paraît si malheureuse en mariage?)... ce qui m'a conduite à me coucher un peu tard pour pouvoir avoir le fin mot de l'histoire. J'ai tellement aimé que je n'ai pas résisté à l'envie d'acheter la seconde enquête d'Erica Falck (Le Prédicateur, super aussi) et que je résiste tant bien que mal à aller acheter les suivantes (et mon compte en banque, pour le moment, m'en remercie :D)

Le livre est très agréable à lire, c'est fluide, le suspense et les surprises sont au rendez-vous. Bon, la fluidité, quand il s'agit des noms propres, j'avoue que là, un peu moins... Un peu comme chez notre ami islandais, j'ai parfois buté dessus, mais cela ne gâche rien au plaisir que j'ai eu à lire La Princesse des glaces. L'alternance entre les différents points de vue, notamment ce mystérieux personnage qu'on retrouve à chaque début de chapitre, rend le récit vivant et captivant et nous donne envie d'aller plus loin, d'en savoir toujours plus.

Bref, je vous le recommande!

Bonne lecture!

 

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11 octobre 2016

Le Choix de Rudi, Françoise Dargent

Le Choix de Rudi est un ouvrage paru en 2015 chez Hachette, et écrit par Françoise Dargent. J'ai découvert ce livre par hasard, dans la médiathèque, près de chez moi: il était posé sur une table dans le coin ado, et c'est la couverture qui m'a attiré: ce danseur qui saute... En effet, je suis passionnée par la danse classique, donc forcément, quand j'ai vu l'illustration de couverture, ça a fait "tilt". Cependant, il m'aura fallu deux passages à la bibliothèque pour me décider à le prendre. Le résumé me donnait envie mais pas au point de me dire qu'il fallait absolument que je le lise.

Le choix de rudi

Quelle est l'histoire?

Il s'agit d'une biographie, ou plus exactement d'un roman inspiré de la vie du célèbre danseur russe Rudolf Noureev (1938-1993). Je dis "inspiré" car, si l'auteur suit la vie réelle du danseur et fait intervenir des personnes qui ont réellement existées et cotoyées Rudolf Noureev, elle laisse aussi libre cours à son imagination. C'est ce qu'elle explique dans la postface:

"Beaucoup de choses sont vraies dans ce que vous venez de lire, d'autres totalement inventées. Certains personnages ont existé, d'autres sont le fruit de mon imagination"

Dans cet ouvrage, Françoise Dargent ne retrace que l'enfance et l'adolescence de Rudolf Noureev, des débuts du prodige dans un petit village perdu en URSS jusqu'à sa fuite à l'Ouest, lorsqu'il décide de rester en France et demander l'asile politique en 1961. On suit ses efforts pour pouvoir s'extraire de son petit village, Oufa, où là-bas, il n'a aucun espoir d'être reconnu en tant que danseur classique, jusqu'à Léningrad et Moscou, entre l'école de danse et les concours, et surtout la réussite, la gloire...

Noureev

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce roman, qui se lit facilement et permet de découvrir les débuts de ce grand danseur qu'est Rudolf Noureev, et dont je ne connaissais pas grand chose jusqu'alors, si ce n'est son nom. Même si son tempérament, un peu égoiste et très sûr de lui est parfois un peu exaspérant, on se rend compte de la force de caractère qui lui a fallu pour pouvoir arriver là où il en est arrivé: être le plus grand danseur du XXè siècle. Il lui a fallu se battre pour y arriver: contre son père pour qui être danseur n'était pas une bonne carrière en URSS, contre les professeurs et les autres élèves qui lui rappelaient d'où il venait, mais aussi contre le régime communiste qui le contraignait dans ses envies, ses désirs de s'exprimer pleinement par la danse. Mais il a aussi pu compter sur des alliés et des amis qui lui ont enseigné ce qu'ils savaient, qui l'ont aidé à progresser, à se battre mais aussi à lui fournir des orpportunités pour qu'il puisse faire ses preuves.

Bref, un bel ouvrage pour découvrir la vie de Noureev mais aussi un petit apreçu sur ce qu'était la vie dans l'URSS des années 1950.

Sur ce, je vous laisse avec un petit aperçu du talent de Noureev, et bonne lecture!

Noureev dans Le Corsaire

 

 

 

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21 septembre 2016

Les nuits de Reykjavik, Arnaldur Indridason

Il s'agit d'un roman policier qui nous vient du grand nord: son auteur est islandais, et l'action se déroule, comme le titre le laisse entendre, à Reykjavik, capitale de l'Islande.

Les nuits de reykjavik

Cette enquête est la première du héros d'Arnaldur Indridason: Erlendur. C'est, du reste,  parce qu'il était dit que c'était la première enquête d'Erlendur que j'ai choisi ce livre, mais apparemment, ce n'est pas la première a avoir été publiée.

Erlendur est un policier de proximité et il est obsédé par le mort d'un sans-abri. Cela fait pourtant un an que l'homme est mort mais Erlendur ne croit pas à la thèse de l'accident et cherche donc à faire la lumière sur la mort de cet homme qu'il avait croisé quelques fois lors de ses patrouilles de nuit. On suit alors l'enquête, officieuse, d'Erlendur qu'il mène en parallèle de son travail, dans le monde difficile des sans-abris dans les fjords de ce pays du grand nord. On hésite avec lui: y a-t-il vraiment eu assassinat, ou juste accident? Qui est responsable? Les voisins étranges? Bagarre entre sans-abris? Ou autre chose?

Mon avis:

Je suis un peu partagée sur cet ouvrage. J'ai bien apprécié le lire, même si j'ai buté plus d'une fois sur les noms propres islandais, qui ne sont pas évidents (Skerjafjördur en étant un exemple parmi tant d'autres ;). Cependant, il ne m'a pas autant transporté que les autres policiers que j'ai l'habitude de lire; la lecture d'une seconde enquête d'Erlendur me permettrait certainement de compléter mon avis sur cet auteur (et c'est également une excellente excuse pour aller acheter un livre :d) qui, malgré tout, offre un bon divertissement dans ses lointaines contrées. L'enquête est plutôt bien menée et plusieurs rebondissements permettent de faire durer le suspense... Ceci dit, je lui trouve parfois quelques longueurs qui cassent un peu le rythme que j'aime retrouver chez d'autres auteurs, comme Fred Vargas.

Et vous, avez-vous déjà lu une enquête d'Erlendur? Ou un autre ouvrage d'Arnaldur Indridason? Qu'en avez-vous pensé?

Bonne lecture!

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11 novembre 2015

The Witches, Roald Dahl

Etant en Angleterre, je ne pouvais pas passer à côté de Roald Dahl. Je l'ai découvert par les adaptations cinématographiques de ses ouvrages: Mathilda et Charlie et la chocolaterie (mais pas le film de Tim Buton, l'ancienne version, dont le scénario a été écrit pas Roald Dahl). Le premier des Roald Dahl que j'ai lu, c'était en Australie (et en anglais :d). Il s'agissait de Charlie and the Chocolate Factory. J'ai la chance d'être dans une famille qui aime les livres, et qui a la collection complète des Roald Dahl. On m'a conseillé de lire The Witches.

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The Witches? Oui, mais c'est quoi l'histoire?

Comme vous l'avez peut-être compris au titre, il va s'agir de sorcière. Mais savons-nous reconnaître les sorcières? D'après Roald Dahl, les sorcières font tout pour se fondre dans la masse et passer inaperçue: on les prendrait pour de gentilles dames. Mais quelques détails devraient vous aider à les reconnaître: n'ayant pas de cheveux, elles portent toujours des perruques qui leur démangent le crâne; elles ont des ongles très très longs, c'est pourquoi elles portent des gants en permanence; elles n'ont pas d'orteils et ont la langue bleue... Attention donc!

Les sorcières détestent les enfants et veulent les faire disparaître. Elles reconnaissent les enfants à leur odeur, alors ne vous lavez pas! En effet, plus vous êtes sales, moins votre odeur est reconnaissable. Bref, attention à vous...

Le héros et narrateur de cette histoire va avoir affaire par deux fois aux sorcières mais surtout, il va être le témoin de la réunion des sorcières d'Angleterre en présence de la Grand High Witch, la chef des sorcières, et va tout entendre de leur projet machiavélique: transformer tous les enfants anglais, puis du monde, en souris!

Va-t-il réussir à empêcher les sorcières d'agir? Va-t-il sortir indemne de cette aventure? Pour le savoir, il vous faut vous plonger sans attendre dans le livre de Roald Dahl, maginfiquement illustré par Quentin Blake!

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le héros lors de la réunion des sorcières, face à la Grand High Witch lorsqu'elle a son masque qui lui permet de se fondre dans la masse....

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... et lorsqu'elle révèle sa vraie nature...

Mon avis

Je dois avouer que je suis un peu mitigée au sujet de The Witches. L'histoire est plutôt sympatique et encore une belle illustration du génie de Roald Dahl. Cependant, j'ai été un peu déçue, trouvant cette histoire pour le coup beaucoup trop surréaliste... Un bon divertissement pour les amoureux de Roald Dahl quand même!

Bonne lecture à toutes et à tous!

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13 octobre 2015

The day the crayons quit/Rébellion chez les crayons, Drew Daywalt

Aujourd'hui, un album: Rébellion chez les crayons, ou, pour son titre original: The day the crayons quit de Drew Daywalt, illustré par Oliver Jeffers. J'ai découvert ce livre lors d'un comité de lecture en stage en première année de master, et je l'avais trouvé plutôt sympatique, tellement sympatique que je me le suis fait offert pour ma fête. Si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce que j'ai voulu l'offrir à un des enfants dont je m'occupe en tant que jeune fille au pair. C'était son anniversaire, il fallait trouver un cadeau. En panne d'idée, j'étais contente de trouver cet ouvrage en me disant qu'il ferait un bon cadeau. Malheureusement, ou heureusement, il l'avait déjà, j'ai donc dû trouver autre chose, mais cela sera le sujet d'un prochain billet...

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Que ce passe-t-il lors de cette Rébellion chez les crayons?

Duncan est à l'école et souhaite faire un dessin. Il sort donc sa boîte de crayons de couleur. Mais celle-ci est vide... à la place, Duncan trouve un paquet de lettres qui lui sont adressées. Chaque crayon y va de son commentaire: le bleu demande des vacances car il devient tout petit à force d'être utilisé pour colorier les ciels, les mers, lacs et océans; le jaune et le orange ne se parlent plus, chacun voulant être reconnu comme étant la couleur du soleil; le rose en a marre de ne pas être utilisé par Duncan sous prétexte qu'il serait une couleur de fille; le vert, quant à lui, est très content d'être utilisé par Duncan, ni trop ni trop peu... Bref, chaque crayon a sa revendication... Pour satisafaire ses crayons, Duncan va donc dessiner un grand dessin faisant appel à toutes les couleurs!

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 (ici, les revendiations du crayon orange)

Mon avis sur cette rébellion de crayons

Je trouve ce livre très sympatique, en outre la présentation est agréable: chaque double-page est composée, comme sur l'exemple que je vous propose juste au-dessus, de la lettre d'un crayon et d'une illustration, la plupart, un dessin de Duncan, qui vient appuyer les dires du crayon. Cette présentation est, à mon avis, plutôt chouette, et permet de changer des présentations plus classiques d'album que nous connaissons. En outre, les lettres des crayons sont teintées d'humour. Bref, un album léger, divertissant accompagné d'illustrations qui rappellent les dessins des enfants, ce qui peut permettre une identification du jeune lecteur à Duncan: et si mes crayons se rebellaient, eux-aussi? ;)

Je vous le conseille donc à toutes et tous. Je pense qu'il peut être lu à des enfants dès l'âge de 3/4 ans et jusqu'à... 77 ans :D

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Bonne lecture!

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